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Archive pour décembre 2011

Le pilote du Danube

Mercredi 21 décembre 2011

Tom est revenu de la bibliothèque de l’ école avec le pilote du Danube de J. Verne.

Le pilote du Danube dans Quotidien pilote

« ça, papa, c’ est pour toi ! ».

Et, oui, pourquoi ne serais-je pas, moi aussi, sollicité ? 

Me voilà donc invité à poursuivre (seul cette fois) la lecture de Jules Verne, abandonnant momentanément mon tour du monde pour une descente du fleuve jaune (et non pas bleu!).

Et, le jeu en vaut la chandelle.

1876, un patriote Bulgare exilé (Serge Ladko) qui a laissé sa femme au pays et qui rêve de revenir chez lui sans susciter le moindre soupçon chez l’ envahisseur Turc, son rival (Yvan Striga), converti au grand banditisme, qui sévit à la tête d’ une bande organisée le long du fleuve et un super flic (Karl Dragosh). 

Trois personnages principaux, 3 noms d’ emprunt

  1. Ilia Brusch,  pour un Ladko teint en brun et affublé d’ une paire de lunettes noires cachant ses yeux bleus. Pêcheur surdoué, vainqueur d’ un concours international de pêche sur le Danube, Ilia Brusch  parie sous les feux des médias qu’ il descend le fleuve, de sa source jusqu’ à la mer Noire, sans d’ autres ressources que le fruit de sa pêche.  Danube-300x156 dans Quotidien                                                                                                                                                        Le but est de débarquer ouvertement chez lui, nanti d’ une notoriété et « d’ un état civil hors de discussion ».
  2. Ladko, pour la brute Striga qui signe ainsi chacun de ses crimes, ternissant à chaque méfait le nom de son ennemi
  3. et Jaeger, pour le policier qui s’ incruste (s’ impose) sur la barque de Brusch afin de balayer, sans afficher son étiquette d’ enquêteur, les rives du Danube.

 Le nom d’ emprunt Ilia Brusch est d’ autant plus « flottant »

  1. que le pêcheur est enlevé par les truands, par méprise, en lieu et place du policier,
  2. que, après l’ arrestation du suspect Serge Ladko,  Striga enfonce l’ innocent en incarnant auprès des enquêteurs un Ilia Brusch dont l’ identité aurait été usurpée. 

Les motivations de chaque personnage sont claires, mais la réalisation de chaque projet se heurte, parfois par hasard, à la suite de quiproquos, à celle des autres. De l’ aventure, de l’ action, des évasions spectaculaires, une enquête policière avec fausses pistes et rebondissements, tous les ingrédients sont réunis pour tenir le lecteur en haleine. 

Après un coup de google, je constate avec surprise que seule la télévision Hongroise ait eu l’ idée d’ en faire un film.

 

80 jours : Extrême Orient

Mardi 20 décembre 2011

Gros suspens à Hongkong. Passepartout est piégé par Fix, on ne peut plus résolu à fixer le suspect Phileas sur cette ultime terre Anglaise jusqu’ à l’ arrivée du mandat d’ arrêt.

Pas de prostituée, pas de casino pour séparer le domestique et son maître, mais de l’ alcool et de l’ opium. Ivre mort, Passepartout ne peut prévenir Phileas du départ avancé du Carnatic.

On a failli alors se séparer, les garçons préférant le Français au gentleman Britannique. C’ est grâce à notre don d’ ubiquité qu’ on a finalement pu vivre à la fois, la navigation mouvementée de la goélette (de secours) Tankadère le long de la côte Chinoise – objectif par défaut : rejoindre Shangaï pour attraper le paquebot qui va à San Francisco, celui-là même qui fait escale à (Nagasaki et) Yokohama- et l’ embarquement in extremis de Passepartout à bord du Carnatic.

On est arrivés à Yokohama avec un Passepartout sans rond, qui commence à sentir les affres de la faim.

De façon presque paradoxale, l’ inspecteur Fix, celui qui veut geler l’ action, insuffle une dynamique spectaculaire au voyage de Fogg, cassant la routine d’ un parcours qui s’ annonçait linéaire à l’ image du héros.

80 jours : la plaine du Gange

Mardi 13 décembre 2011

On est arrivés à Calcutta et on a cru devoir y rester quelques jours  après la condamnation de Passepartout pour profanation de la pagode de Malebar-Hill à Bombay. Finalement, après que Philéas a allégé son sac de banknotes, on a pu prendre la mer à bord du Rangoon direction Hong-Kong.

Avant d’ arriver à Calcutta, on est passés par Allahabad où Gange et Jumna se rencontrent. Tom me dit qu’ il a déjà entendu parler de cette seconde rivière sacrée  dans son journal,  il me parle de façon confuse de barrages, de pélerins et de pollution. Va falloir se cultiver papa !

Rien à voir : hier soir, après une remarque de Clément, je lui dis « mais quelle culture ! » et il me répond modestement « pourtant je ne suis pas aux champs. » La classe internationale !

 

80 jours : début de l’ itinéraire

Vendredi 9 décembre 2011

On est arrivés à Bombay, puis on a pris le train direction Calcutta. Contraints à descendre à Kholby puisque la voie ferrée s’ arrête, on s’ est aventurés dans la jungle indienne avec Philéas. Clément réagit en découvrant  la cérémonie et la coutume hindoues qui conduisent une jeune veuve droguée au bûcher du défunt  : « en Inde, il ne faut surtout pas se marier avec un mari plus âgé que toi. »

On a identifié sur cette première portion de l’ itinéraire le double de l’ inspecteur Fix : c’ est Grisette qui, d’ un coup de queue, a renversé le vase sur la carte et bien failli compromettre notre aventure. Impulsif et sanguin comme Passepartout, Tom l’ a sortie de la maison à coups de  pied aux fesses.

 

80 jours : avant le départ

Lundi 5 décembre 2011

On a rassemblé avec soin les affaires de voyage (pour ne pas être comme Passepartout tracassé par son bec de gaz qu’ il a oublié d’ éteindre en quittant Londres, un « sablier » qui risque de lui coûter cher)

80 jours : avant le départ dans Quotidien 80j000-225x300

fait les derniers préparatifs

 

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et, après vérification du matériel par Mrs Aouda « maison » ,

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on a plié bagage.

80 jours

Jeudi 1 décembre 2011

Projet que l’ on a avec les garçons : lire le tour du monde en 80 jours et tracer avec soin (à la règle et, surtout, au compas)  sur papier cartonné le parcours de Phileas Fogg.

La dead line : le 18 février 2012 20h45, soit exactement 80 jours après le début de notre entreprise.

Le pari est

insensé, même si on espère aller (d’ ouest en est ?) vers la (les) lumière(s),
excentrique, à l’instar du challenge de notre nouveau héros.

L’ obstacle n°1 est la langue de Jules Verne. Les garçons accrocheront-ils ?

« Et, si c’ est pas sur, c’ est quand même peut-être… »