Archive pour mai 2010

féria

Mercredi 19 mai 2010

Nous sommes debout face à la bodega des pompiers. Le DJ aboie dans son micro, interrompant sans arrêt le lac du Conémara et les autres indémodables, et ponctuant chaque zik par « un Paris, Paris, on t’ encule » que reprennent en choeur les fêtards. Les musiques des autres bodegas hurlent aux alentours. Une foule passe inlassablement devant nous, derrière nous, parfois même sur nous lorsque les pichets de sangria et de bière aux reflets sang et or tanguent au dessus de nos têtes. Cela a le goût d’ un gentil chaos. L’ alcool danse dans les cruches, l’ alcool danse dans les panses et, malgré nous, nous dansons, nous nageons, remués par ce désordre, ballotés par le roulis. Dans cette vague colorée, Michel est aux anges, son sourire radieux, son regard joyeux et sa joie communicative. J’ observe la « faune de la féria » :

un père bourré, accompagné de sa femme bourrée, qui porte sur ses épaules leur fils de 10 ans,

des bandes de jeuns, aux regards menaçants, qui roulent les mécaniques,

de jeunes crécelles-pucelles qui se la pètent bruyamment.

Les sens sont au ralenti jusqu’ au moment où Michel descend sa main droite au blouson ; un gitan a essayé de lui faire les poches, il a déjà disparu dans la foule. De toute façon, le butin est médiocre : des timbales vides. Alors, balles neuves !  

Trois fois 2 en anatomie

Samedi 15 mai 2010

Un tête à tête, c’ est chandelles et violon, douceur et volupté, les yeux dans les yeux et la main dans la main.

Hélas, pour une histoire de fesse, le duo devient duel, le miel se transforme en fiel, le tête à tête en  face à face : c’ est Kramer contre Kramer, oeil pour oeil, dent pour dent, on refuse de tourner le dos, de peur de l’ avoir dans l’ os. 

Dans cette déclinaison du « à deux », entre haine et amour, il y a  le vis(age) à vis(age), entre amis ; on est parfois côte à côte, jamais dos à dos, toujours la main sur le coeur.

Un jour, j’ irai à NY avec …

Mercredi 12 mai 2010

Objet d’ un mail de Cyril, ce soir on fixe chez les Bouvier les grandes lignes de notre périple à NY. Pour l’ occas, chacun a étudié en détail son routard, interro à l’ apéro. 

Notre hôtel est situé au coeur de Manhattan, sur la 7ème av, pas loin des théâtres de Broadway, pas loin de Times Square, pas loin de gratte-ciel mythiques tel l’ Empire State building ou le Chrysler building.  

Je veux voir des forêts de néons, des taxis jaunes, de gros camions rouges de pompier, je veux entendre hurler les sirènes, plein les yeux, plein les oreilles, je veux que ce soit violent, je veux être soufflé et écrasé par la ville pour avoir au final le sentiment de la dominer.

A nous deux New York !

C comme …

Mardi 11 mai 2010

C comme caïd. Le mot, de l’ ar. qa’id=chef, avant d’ être le chef de bande qui règne sur des traffics divers et variés dans sa cité, désigne un chef militaire, a priori respectable, honorable, dans les pays arabes. Triste évolution d’ un mot, rattrapé par son origine.

C aussi comme coeur, et aujourd’ hui, par la voix de Stéphane Guillon, c’ est le petit coeur de François Baroin (ministre du budget), figure incontournable des restos du coeur, qui est secoué. L’ humoriste dénonce : Miss Laroque est virtuellement domiciliée depuis 2005 à Las Vegas (dans une cité où croupiers, femmes de ménages et caïds partagent virtuellement sa cage d’ escaliers) et ce, pour ne pas payer d’ impôt sur les revenus. Peut-on inciter les Français à la charité et, en même temps, contourner notre fiscalité ?

Le qualificatif  »enfoiré », bonifié par Coluche, a retrouvé son sens premier. Merci Michèle Laroque! Le mot caïd n’ a quant à lui pas eu la chance d’ être réhabilité. Merci Eric Zemmour !

En tout cas, qu’ attend-on pour nettoyer au Carcher Karcher caïds et enfoirés ? 

 

 

Sexe et @mour

Samedi 8 mai 2010

Le sociologue Jean-Claude Kaufmann fait la promo de son bouquin sexe et @mour sur FI avec Pascale Clarke dans Comme on nous parle.

 jc.bmp (vidéo en  ligne sur le site de FI) 

Il a la tête de l’ emploi le bonhomme. Avec un col roulé, c’ est un phallus sur pattes. Son majeur qui caresse les commissures de ses lèvres recouvertes d’ une moustache touffue évoque un con  années 80 doucement titillé.  

Give me a O, give me a M

Jeudi 6 mai 2010

Une fois n’ est pas coutume, les deux Olympiques se sont alliés hier soir, pour couronner Marseille à deux journées de la fin du championnat. Cela fait 18 ans, 17 ans chipotent les puristes (comme un avant-goût du tintouin qui attend la France entière), que les phocéens attendent le sacre. Alors -oyez braves gens- le triomphe ne sera pas modeste : la Provence annonce déjà un numéro spécial collector à la gloire de ses héros et le supporter marseillais, comme le kéké des plages, a une grande bouche.

Un commentaire virulent

Mardi 4 mai 2010

Je dois modérer un commentaire signé TIECHE sur le billet Votation suisse (cf archive novembre 2009). Par méconnaissance des rudiments informatiques, et donc par crainte (irraisonnée ?) »xénophobe » des spams, virus and co, je n’ approuve pas sa publication. Par un copier-coller, je donne cependant un écho à ce qu’ il dit. 

C’est très gentil de me traiter de con, je le prends personnellement. Au cas ou tu ne le savais pas, en Suisse nous pratiquons une démocratie directe ! Tu sais ce que ça veut dire ??? C’est le peuple qui vote, et pour les minarets, c’est le peuple qui a voté, et je pense qu’il a bien voté. DÉMOCRATIE!!! Désolé. On a pas besoin de gens comme toi en Suisse, ne t’inquiètes pas ! On a assez de Hollandais qui eux, seraient d’accord avec nous et sont des bon clients. Si tu trouve qu’on est racistes, je peux t’affirmer le contraire en rappelant la phrase qu’a prononcé en directe à la télévision, un politicien d’extrême droite (sois-disant) le soir des résultats du vote: « Les musulmans sont les bienvenues en Suisse, mais il n’ont qu’à respecter nos habitudes ». Et comme tu disais très justement dans ton commentaire, au milieux de tes idioties, les musulmans devraient respecter les gens du pays. Et il se trouve qu’une partie du pays ne se sent pas respectée actuellement en Suisse. Com!
me en France d’ailleurs, et surtout en Allemagne, ou il y a beaucoup de turcs. Je n’ai rien contre les turcs mais il se trouve qu’ils sont très nombreux là-bas et musulmans et comme par hasard, c’est dans ce pays là qu’il y a beaucoup de manifestations anti-islamisations, ce n’est pas un hasard, les gens ne sont pas tous aussi raciste que vous le penser. Il veulent juste vivre en paix, sans devoir mettre de voile, sans devoir aller à la prière 10 fois par jour, sans voir des musulmans se venter que les minarets sont plus hauts que les clochers, dans les villages campagnards, sans devoir créer des piscines et des salles de gym pour filles uniquement. Mais ce politicien s’est fait insulté d’Itler, juste pour avoir interdit les minarets à la demande de son pays, il a été comparé à un DICTATEUR qui a gazé des millions de gens… Franchement, il faut pas exagérer ! La Suisse n’a jamais été musulmane et nous voulons éviter qu’elle le devienne, car si on fait rien, c’est ce qui ar!
rivera au bout des dizaines d’années. Je sais que c’est du charabia ce que je dis la pour toi, mais il faut savoir anticiper les choses. Ce n’est pas contre les musulmans eux mêmes, c’est contre leurs pratiques qu’ils veulent imposer à notre pays et qui n’ont rien à faire ici. Ils ont la liberté d’expression et de culte CHEZ EUX, mais doivent être discret par respect pour nous. C’est tout. Colomb voulais faire la même chose, aux Amériques, c’est normal quelque part. Mais nous ne sommes pas raciste parce que nous luttons contre tout ça !

PS: Un des deux otages suisse est toujours retenu en Libye, mais ça, on s’en fou…

Ce blog, à vocation familiale, trouve d’ autres lecteurs sur la toile et mon ego en est flatté. Si ce commentaire est « sérieux », je suis atterré par la violence et la haine qu’ un billet peut susciter. 

Mise à jour : je suis lent à la détente ; je comprends à l’ instant que le commentaire de TIECHE est une réponse à celui de planetecreole. Billy, ben mette un kilot la dessus !

La lune, le croissant et le loup-garou

Lundi 3 mai 2010

Je me rhabille dans une cabine de la piscine, entre deux portes qui laissent voir mes pieds et ma tête. Je me parfume et lève les yeux au dessus de mes « remparts ». Je reste coi : le grand vestiaire des filles est ouvert, et, sans retenue, sans crier gare, une femme quitte son maillot et se sèche allègrement l’ entre-jambes. Pourtant, dans ce décor usuellement propice aux fantasmes et aux montées libidinales, mon imaginaire prend une douche froide et je suis forcé de bouder mon plaisir de voyeur. Elle a les fesses et le ventre ronds comme un ballon. Parce que la femme enceinte, bien que délicieusement belle, est pure, intouchable, sans sexe, et donc pas « niquable ».

A contrario, la conductrice nantaise à la niqab, qui ne masque pas seulement sa boîte noire, a pour compagnon la bête noire des paniquards. Il est islamiste, polygame, fraudeur aux alloc et violent de surcroît (à en croire son beau-père). Le personnage est détestable et « répond tellement bien au cahier des charges de la comm gouvernementale qu’ on le croirait sorti tout droit de l’ imagination de Lefebvre » et que Nico le pendrait bien à un croc de boucher. Alors lui, on le niquerait bien ! 

Entre la figure sacrée de la femme enceinte et l’ odieux portrait de Lies Hebbadj, il y a aujourd’hui Polanski,  mi ange-mi démon, victime d’ une justice « Nikable » sans prescription et d’ un procureur en campagne électorale, coupable d’ un crime pour lequel un individu lambda frôlerait les couloirs de la mort. Drôle et rare situation où notoriété charrie simultanément protection et embarras !   

M’ énervez pas

Samedi 1 mai 2010

Pendant l’ absence de Clément parti en Malibert en classe verte, Tom et moi avons commencé un petit roman policier, M’ enervez pas de D. ZAY et M. GOUBIER paru chez Magnard  Jeunesse.

 menervezpas.jpg

 Le texte, abordable dès 9 ans selon l’ éditeur, est en réalité trop riche et trop dense pour Tom ; il est davantage destiné à un public adolescent, à l’ image de son héroine Philippine Lomar âgée de 13 ans.

Beaucoup de métaphores, beaucoup d’ images et des explications de texte s’ imposent de temps en temps. Lorsque Philippine vit la photo de Jason pour la première fois, « une boule fit du yoyo dans sa gorge. »

Que c’ est mignon !

Comment aborder un peu plus loin ce passage ?

Avant de m’ abandonner au sommeil, je regardai longuement la photo de Jason…et les nuages devinrent roses. Au milieu de la nuit, je me réveillai en sueur. Mon rêve m’ avait transportée dans une histoire torride…c’ était chaud… Imaginez vous juste entrain de lézarder au soleil…et des mains expertes vous passent de l’ huile dans le dos et commencent à vous masser. Volupté absolue, un courant électrique vous parcourt le corps tout entier…Vous ne voulez pas non plus que je vous fasse un dessin ! 

Que c’ est cochon ! 

  

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