25 mai : jour du départ

Difficile d’ apprécier à sa juste valeur ce qu’ on a vu au MET (équivalent du Louvre à Paris), lorsqu’ on n’ a pas de connaissances solides sur la peinture et la sculpture. Autant dire qu’ on n’ a pas été transportés.

Pourtant, dans un lieu qu’ on sait magique et unique, on passe une petite matinée tranquille. Je m’ émerveille devant quelques Monet. L’ émotion ne vient pas (hélas) des to iles elles-même, puisque ma sensibilité à sa série de nénuphars est quasi nulle. La satisfaction, c’ est ici de donner vie à des objets qui n’ existaient que sur papier glacé et l’ instant est « historique » dans ma petite vie.  Autre satisfaction à peine avouable, c’ est se trouver à un endroit tenu pour distingué et réservé a priori à l’ élite, c’ est (dans notre société hierarchisée) l’ impression de s’ être haussé à une classe « supérieure ». Bref, cela s’ appelle snobisme, dont une étymologie possible ne fait pas de cadeau : sine nobilitate, sans noblesse. 

Historique, tristement historique, aurait pu être notre trajet hôtel-aéroport : comme un spectateur du tour de France qui shoote Amstrong en pleine ascension du Mont Ventoux, Cyril met en boîte le métro et, pour que la photo soit sensationelle, il s’ efface au dernier moment. La rame passe à un cheveu de son sac à dos. Je n’ ai vu la scène que dans le miroir que sont les yeux de Sof et Olivier et leur visage déformé par un cri d’ effroi. On a eu chaud.

Chaud, c’ est aussi le black menotté et fouillé au corps par un quattuor de policiers sur la ligne E direction Jamaica Center (la bien nommée ?). Loin du Jewish-York aseptisé, il y a de toute évidence un autre NY qu’ on a soigneusement évité, celui de la délinquance et de l’ insécurité sans doute assorties de pauvreté.

Chaud, c’ est Mimi qui doit gérer à quelques encablures de la porte d’ embarquement une courante.

 p1020157.jpg (Caliente, viva Mexico)

La levure de bière, malicieusement décriée par Olivier, fait pourtant des miracles, au point qu’ à l’ attérissage à Montpellier, Mimi déclarera : « putain, on a bien roulé ! » 

La France se rapproche et ce, dès notre arrivée à JFK Airport lorsqu’ on est orientés vers le terminal … Orange.

Orange, c’ est le détonateur d’ une « taupe filante » chez Cyril. Après 2 jus et un café amer (meme pas peur !), il signe les chiottes de Ibéria d’ un C qui veut dire caca !

 

Une réponse à “25 mai : jour du départ”

  1. planetecreole dit :

    au MET!!! Vous êtes allé au MET!!! trop veinard!

    Et en plus aucunes connaissances solide là dessus?!?

    Ben…. MET à li kom ça même! lol!

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