• Accueil
  • > Archives pour février 2010

Archive pour février 2010

Dis Tonton…

Dimanche 28 février 2010

clementyannis.jpg Tonton, après la leçon de billard, tu pourras m’ apprendre à « rider ».

 

Voilà le résultat, au retour du champs de bosses :

 tomclemriders.jpg  « Din instant mi change tonton contre un machine à laver », dirait Valère.

 

Une analyse sommaire de la première photo : des lignes de forces verticales (Yann, Clem, queue de billard, colonne…) et obliques (table, billard, coffre…). Les fuyantes du carrelages convergent vers un centre, véritable source lumineuse du « tableau » : Sophie.

Té fayot ! 

Cynisme

Dimanche 28 février 2010

J’ écoute mercredi matin le Cartier libre , dans le 6h30-10h sur France Inter. Patrick Sauce, journaliste de BFM TV, assiste aux obsèques de Robert Pandrau, ancien ministre de Pasqua. On enterre Starsky, dit-il, et en attendant la mort de Hutch (Pasqua) et des autes gaullistes historiques présents, il filme.

Pourquoi ? un off de 30 s en image sur sa chaîne et le reste « donné aux documentaristes des archives, bon à prendre pour les prochaines nécro. » Si Pasqua ou Chirac venait à mourir prochainement, en plus des images d’ archives, il faudrait leur dernière apparition publique : images qui peuvent alors servir au lieu de les acheter à prix d’ or.

Entre les deux citations pompées sur evene.fr, chacun y trouvera son compte :

- Le cynisme, c’est connaître le prix de tout, et la valeur de rien !

- Le cynisme, c’est une façon déplaisante de dire la vérité.

Mickey

Samedi 27 février 2010

Mercredi 24 février, 7h30, je dépose Sof et les enfants à la gare pour un séjour de 3 jours chez Mickey. Grosse ambiance dans la voiture malgré l’ atmosphère ambiante matinale. Tom raconte ses histoires interminables. Lorsque je reprends le fil de son discours fleuve, il parle de « voleur intelligent ».

- Clément : Ah c’ est le père Fouras des voleurs 

-Tom (face notre réaction amusée) : il y a les Candélorettes, il y a maintenant les Clémenrettes.

J’ ai cours le matin, je les rejoindrai à Paris dans l’ après-midi.

A la gare de Valence, une dame, la soixantaine, bon chic bon genre, s’ installe à côté de moi. Je sors le canard enchaîné de mon sac et me vois déjà étaler à ma voisine  un regard amusé et distancié des couacs politiques. Peut-être sortirai-je aussi  Mémoires d’ une jeune fille rangée, certain de l’ effet « De Beauvoir » auprès d’ une compagnie si raffinée. Inutile en réalité de sortir la grosse artillerie puisque ma voisine, cassant la glace, feuillette sans façon un Entrevue , me contraignant à l’ insu de mon plein gré à fixer les jeunes femmes dénudées magnifiées par le papier glacé. Résultats des courses : j’ ai voyagé, les yeux risquant le strabisme, comme un cancre en salle d’ examen, les yeux à peine en face des trous.

Nous avions consulté la météo la veille et, devant une vignette indiquant simultanément nuage-pluie-soleil sur la région parisienne : « ils pourraient se mouiller un peu à Météo-France. » J’ ai enfin compris la complexité de leur tâche puisque nous avons eu cycliquement nuage-pluie-soleil. S’ inspirant d’ une maxime entendue dans un dessin animé, Tom déclare : « à Paris, une journée sans pluie est une journée sans soleil. » (Le lecteur planchera 3h en apportant un soin particulier à la rédaction.)  

Nous devons faire la queue pour les attractions les plus sensationnelles, et le temps d’ attente est à tuer. Alors, nous jouons, aux devinettes, aux charades… Nous inventons un nouveau jeu pompeusement baptisé « ping-pong verbal » : l’ un d’ entre nous lance un mot, qui appelle un autre mot et ainsi de suite, par association d’ idées, par homonymie…, on se renvoie les mots. Le gagnant est celui qui retombe sur le mot de départ. Clément nous surprend encore une fois par sa vivacité : on part de « toît », puis « moi », « pronom », « nom », « ballon », « rond », « forme », « triangle », « sommet », « montagne », « mont-Blanc », et Clément de conclure :  »toît ! » Et pourquoi « toît » lui demande-t-on en coeur ? Parce que le Mont-Blanc, c’ est le toît de la france. 

Une petite précision de Tom : Dominique a eu peur du train fantôme, tellement peur qu’ il s’ est eclipsé au dernier moment.

Ode à l’ amour

Mardi 23 février 2010

On dit « tomber amoureux » et « monter en amour ». C’ est à en perdre son latin, tiraillé entre haut et bas. Mais cette verticalité parfois mystique des sentiments (histoire de coeur) exprime en réalité un désir horizontal (histoire de cul). Certains objecteront que, quand il a tombé le haut et le bas,  l’ homme est alors droit comme un « i« ,  qu’ il vise la lune, qu’ il a la tête dans les nuages et qu’ il souhaite envoyer sa compagne au septième ciel. N’ y aurait-il que du vertical dans l’ acte sexuel ? En fait, c’ est plus terre à terre que cela en a l’ air : quand deux amants couchent, ils prennent leur pied  et perdent la tête, au risque … de faire parfois un tête-à-queue ou de déraper vers des chemins boueux.

Cette dualité vertical-horizontal est aussi présente dans la mort. Mais évitons toute transversalité, raccourci qui ferait dire que l’ amour est condamné à mourir. L’ amour ne manque pas d’ air, ce qui ne dispense pas d’ un usage sans modération du bouche-à-bouche ! Love for ever. 

Qui dit mieux ?

Vendredi 19 février 2010

Déjeuner avec Papi, Mamie, Tonton Maxime et nous. Sur un point de désaccord entre Papi  et Mamie,

Tom : moi, j’ ai l’ habitude, toujours ils se disputent.

Tonton (ironique) : mais non, c’ est calme aujourd’ hui.

Dom : Ils ne se disputent pas, ils discutent.

Clément : en fait, ils se consultent.  

Islam, amalgame et Besancenot

Mercredi 17 février 2010

J’ ai entendu mille fois, dans la bouche de personnes que j’ apprécie, « ils foutent la merde en France et devraient retourner dans leur pays. » Mais qui sont ces « ils » ? Ce pronom ne remplace hélas aucun nom comme devrait lui assurer sa fonction de pro(à la place de)-nom. Ce « ils » est impersonnel et flou, et pourtant « ils » (dans la bouche de ceux qui tiennent ces propos) sont nombreux. Ce sont les « arabes » bien sûr ! Tous les « arabes » ? Evidemment non, parce que chacun d’ entre nous, y compris le plus xénophobe, connaît au moins un « bon » arabe, une gentille famille qui ne fait pas de bruit et qui vit comme nous.

D’ abord, « ils » sont souvent français, avec une carte nationale d’ identité comme la mienne, et ne sont pas moins français que moi sous prétexte que leurs grands parents sont maghrébins ou turcs. Y-aurait-il des « sous-français » ? des « purs sangs » et les autres ? Parce qu’ alors, de combien de générations doit-on remonter pour considérer que le compatriote est « pur » ? 

Il me semble, en tout cas j’ ai envie de croire, que les « bons », ceux qui vivent comme nous, sont plus nombreux qu’ on ne le pense et c’ est justement parce qu’ ils ne font pas de bruit, qu’ on a du mal à les « quantifier ». Voici un extrait d’ un article d’ un politique belge paru récemment dans le Monde : 

« Pour un voyou d’origine africaine ou un Maghrébin islamiste qui affuble sa femme d’une burqa, combien de jeunes issus de l’immigration parviennent à s’insérer et à vivre de leur travail dans nos sociétés ? L’immense majorité. Ce serait une insulte à l’avenir national si ce débat sur l’identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d’une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice. »

Bien sûr, je n’ ai pas de statistiques pour étayer mes propos, bien sûr je ne vis pas dans les quartiers sensibles et peux être politiquement correct, car je ne suis pas exposé à la délinquance. Je ne suis pas non plus gardien de la paix qui constate que son quotidien, ce sont les petites frappes majoritairement d’ origine maghrébine, je ne suis pas garde chiourme pour constater que 70% de la population carcérale serait musulmane (chiffre donné par le Washington Post).

Alors l’ idéal, pour moi, serait qu’ on n’ ait plus peur à Gauche de parler sécurité, qu’ on ait pas peur de condamner  publiquement les jeunes de banlieux qui cassent parce que 2 de leurs potes sont morts sur un scooter, sans casque, poursuivis par des flics. Qu’ on ne les condamne pas seulement parce qu’ ils cassent, qu’ on les condamne aussi moralement parce qu’ ils défendent l’ indéfendable : en France, on a des devoirs et, en particulier, celui de se plier aux contrôles routiers. Mais, en contrepartie, lorsqu’ un « bronzé » est Français (sans savoir a priori s’ il est « bon », d’ ailleurs peu importe s’ il est vertueux ou criminel) qu’ on le considère sans arrière pensée comme un vrai Français !  

Si le grand débat sur l’ identité nationale m’ a irrité car opportuniste et racolleur sur les bords de la droite, le NPA de Besancenot me donne aussi des nausées. En réalité, c’ est le facteur qui m’ énerve  ! D’ abord, il y a sa gueule d’ ange joufflu que je n’ arrive pas à concilier avec ses propos « durs » de révolté. Bon, ok, ça c’ est du délit de faciès ! Ensuite, il est, comme l’ a croqué Renaud Dély, « l’ idiot utile de Sarkozy ». Pourquoi présenter en région PACA une candidate voilée ? A part draguer l’ islam radical, cette manoeuvre ne peut être que contreproductive ; certains électeurs, par réaction et bêtise, vont irrésistiblement se tourner vers la droite ou la droite de la droite. Comment Ilham Moussaïd peut-elle défendre, de façon crédible, laïcité et féminisme en se présentant systématiquement devant les objectifs aussi consciencieusement voilée ? Pourquoi n’ arrive-t-elle pas voilée, pour ensuite ôter ostentatoirement son foulard lorsqu’ elle s’ apprête à quelque intervention publique ? Imaginez l’ image, cela serait une leçon de laïcité dans le respect de la religion.

L’ attrape-coeurs

Mardi 16 février 2010

L’ attrape-coeurs, ce n’ est pas la dernière technique de drague testée par Femme Actuelle pour ses lectrices célibataires et désespérées. C’ est le bouquin de JD Salinger qui trône depuis 2 ou 3 semaines en tête de gondole des librairies, après la mort de son auteur.

 Et bien, j’ ai le sentiment d’ être un peu moins bête aujourd’ hui puisque je l’ ai lu. Suit une « fiche de lecture », des idées en vrac notées à vau l’ eau.

Un style surprenant au premier abord, c’ est un ado de 17 ans ( Holden Caulfield, casquette vissée à l’ envers sur la tête, amateur de clopes et de whysky) qui raconte, avec ses putains de merde à tout va. Un ado dans toute sa splendeur, tout-le-monde-il-est-con, tout-le-monde-il-est-ringard-et-plouc, du prof qui souhaite lui mettre un peu de plomb dans la cervelle après son exclusion du collège de Pencey Prep 3 jours avant les vacances de noël au voisin de l’ internat Robert Ackley en passant par le paniste du Ernie’s. Bacri en puissance, il n’ aime pas le cinéma, n’ aime pas le théâtre, le ping-pong, les snobinards, l’ armée (détail biographique : à en croire Wikipedia, Salinger a été sur les fronts pendant la seconde guerre mondiale et a été soigné pour stress post-traumatique) et semble avoir comme devise « mort aux cons »…A la fin du livre, sa petite soeur lui dit crument : « Tu aimes jamais rien de ce qui se passe ! »

Un ado qui devient au fil des pages attachant, tendre quand il parle de son jeune frère Allie mort d’ une leucémie ou quand il achète un disque pour sa petite soeur Phoebé, fleur bleu lorsqu’ il se bat avec son copain (Stradlater) de chambrée (un Don Juan qui ne respecte pas la jolie Jane Gallagher) et en même temps en proie à ses poussées hormonales quand il fantasme sans le dire sur la maman d’ un autre collégien ou quand il appelle en pleine nuit la peu farouche Miss Faith Cavendish.

Un ado bourgeois qui ne supporte pas les différences sociales et est charitable, ce qui le rend sympa : il plaint un ancien colocataire aux valises pourries alors que les siennes en cuir valent une fortune, il plaint les deux modestes religieuses qui se contentent d’ un café alors qu’ il se tape à côté un petit déjeuner gargantuesque, il méprise son père avocat qui, selon lui,   »ramasse du flouze » et se tape royalement du sort de ses clients .

Un ado un peu mytho, rêveur (quand il veut partir dans le Massachussets avec Sally), très versatile (capable d’ aimer et de haïr dans la seconde qui suit), un peu triste, qui ne passe parfois pas aux actes parce que, comme un leitmotiv dans le texte, « faut être en forme pour faire ça ». Un peu déprimé, jusqu’ à chialer ivre dans les toilettes d’ un bar et  

Il est un peu paumé dans New York avec ses valoches lorsqu’ il quitte son collège et doit se planquer jusqu’ au vacances. C’ est l’ occasion de visiter Big Apple, Broadway, parcs, Musée d’ Histoire Naturelle (Christophe Colomb et les Indiens), Biltmore, Madison Avenue, 5ème avenue. Ses vagabondages le mènent jusqu’ à Central Park, puis ivre et frigorifié, il rentre chez lui pour parler en secret à sa petite soeur. A l’ arrivée des parents, il fugue et se rend chez un ancien prof Mr Antolini.

Holden porte un regard sur le monde qui fait mouche : ce qu’ aime entendre une mère sur sa progéniture, ce que supportent les filles moches qui n’ ont pas de choix en matière de mecs et qui ne peuvent faire autrement que d’ écouter des abrutis barbants leur parler de foot…regard d’ un ado sur un monde parfois hostile : rencontres sordides avec Maurice le garçon d’ ascenseur de l’ hôtel qui lui envoie une prostituée, cette pute Sunny qui refuse tout échange verbal, qui n’ a pas que ça à foutre, qui souhaite aller au but le plus vite possible, et qui le rackette avec l’ aide de Maurice.

Le texte est bourré d’ humour (quand il drague les 3 greluches plus âgées que lui au Lavender Room, quand il évoque son flirt avec Jane, lorsqu’ il philosophe avec le taximan Horwitz sur les poissons et les canards de Central Park, quand il décrit la faune chez Hernie, quand il analyse son manque de courage physique, quand il discute religion avec Arthur Chields).

Une idée du style :

  1. A propos d’ un gars de la Navy : « c’ était un de ces gars qui se figurent qu’ on va le prendre pour une tapette s’ ils vous fracturent pas les os en quarantes morceaux quand ils vous serrent la pince ». 
  2. A propos de sa virginité : « lorsqu’ on est tout près de le faire avec une fille, elle cesse pas de vous dire d’ arrêter. Et moi l’ ennui  c’ est que j’ arrête…On sait jamais si les filles elles veulent vraiment qu’ on s’ arrête ou si elles ont juste une frousse terrible, ou si elles vous disent d’ arrêter pour que, si vous continuez, ce soit votre faute et pas la leur. » Ouah, je ne l’ ai jamais formulé comme ça, mais là, ça me troue le cul : je reconnais le crétin que j’ étais à 17 ans ! Putain, les salopes !
  3. A propos d’ un randcard avec qui il se rend à la patinoire : « ils ont fourni à Sally cette  petite jupe tortille-du-cul en toile bleue. Je dois reconnaître que là dedans elle était vraiment chouette. Et faudrait pas croire qu’ elle l’ ignorait. Elle s’ arrangeait pour marcher devant moi et me présenter son mignon petit cul en direct. Vrai, il était plutôt mignon. » C’ est sympa et plein de fraicheur.

Moment émouvant quand il raconte qu’ un interne s’ est suicidé en sautant par la fenêtre. Discussion intéressante entre l’ ado et Mr Antolini qui cite un psychanalyste :

« l’ homme qui manque de maturité veut mourir noblement pour une cause. L’ homme qui a atteint la maturité veut vivre humblement pour une cause ». (Je ne suis pas sûr d’ avoir bien compris, mais ça sonne bien)

Nouvelle aventure sordide : le prof imbibé essaie en pleine nuit de le tripoter. Il se casse ! Reste de la nuit dans une gare. Il décide ensuite d’ aller vers l’ ouest après avoir dit au revoir à sa soeur. Celle-ci veut le suivre, il finit par rentrer au bercail !

 

 

My name is James, james Cameron

Mardi 16 février 2010

On a vu le dernier Cameron,  Avatar. Quelques ingrédients inusuables, les bons, les méchants et les amoureux, le tout bien assaisoné pour un spectacle 3D exceptionnel. Une imagination débordante pour les décors de Pandora, pour l’ allure physique des Na’vi et des autres créatures,  et, puisque les effets spéciaux sont incroyables, on ne voit aucune ficelle, aucune soudure. Ce qui a fait dire à certains critiques : « sur Pandora, tout est extraordinaire, sauf les histoires ». Les messages politiques sont clairs peut-être même simplistes : critique acerbe d’ une Amérique conquérante qui fait fi des autochtones et du milieu naturel, opposition entre recherche fondamentale inintéressée et les projets scientifiques de mèche avec un lobby industriel. Dommage que certains personnages, comme le colonel Miles Quaritch, soient trop caricaturaux. Une musique qui fait penser à Titanic et des chevauchées sentimentales à dos de créatures volantes qui évoquent encore le roi du monde Jack et sa belle Rose sur le pont du navire. Des machines de guerre américaines futuristes et des scènes de combats qui font penser à Rambo.

 georgebush.jpgstephenlangavatar.jpg

14 février

Dimanche 14 février 2010

Fête des amoureux oblige, je présente deux Valentin. Marre des héros, beaux, grands, intelligents et supers amants vendus par les grosses productions hollywoodiennes. Comme en écho à ces films à l’ eau de rose, j’ entends à la radio Pretty woman. Non, non et non. Now Ladies and Gentlemen, the winners are Charles Bovary and Serge Gainsbourg.

Bovary (à consonnance bovine), c’ est le looser dans toute sa splendeur. Il me fait penser un peu au père Mac Fly dans Retour vers le futur. Une scolarité laborieuse, risée des autres écoliers… Devenu  »officier de santé » (sous-médecin), il épouse Emma. Il est faible, sans personnalité et sans qualité. D’ ailleurs, sa demande en mariage au père Rouault est grotesque : il balbutie et … a le feu vert du beau-père sans n’ avoir rien formulé. Charles est ennuyeux, sa femme « mal mariée » (entendre « mal baisée »). Pourtant, on éprouve rapidement une certaine sympathie pour le héros, médiocre, pourtant amoureux sincère et père attentionné. Charles, c’ est l’ absence d’ artifices, la platitude, en opposition criarde avec les rêves d’ Emma. Mais si la jeune femme le méprise et joue  les élans romantiques dans ses relations extra-conjuguales pour être rattrapée au final par une réalité de plus en plus noire, Charles aime de façon constante, de façon aveugle (poussant involontairement sa femme dans les bras de ses amants successifs Rodolphe et Léon). Il aime, il aime jusqu’ à en mourir lentement après le suicide d’ Emma.

Tout cela rappelle le diner de con, où le con n’ est pas en définitive celui qui a tout du champion du monde. De même ici, Charles Bovary n’ a rien du romantique déclamant de beaux vers au bord du lac, et pourtant, c’ est le seul personnage du roman qui aime ! 

Deuxième Valentin du jour : Gainsbourg. Nous revenons du ciné et le conte de Joahnn Sfar sur l’ artiste est étoudissant. Humour, émotion, poésie, tout est au rendez vous. J’ aime pas habiller une oeuvre avec le mot poésie, parce que je ne sais pas trop ce que cela veut dire et parce que d’ autres le font, souvent, trop souvent, et de façon abusive parfois. Pourtant, les premiers instants du film (avec l’ enfant Serge déjà habité par l’ amour des jolies filles) sont magiques de … poésie ! 

 bb.jpg

 On y croise une Laetitia Casta formidable en BB, une Jane Birkin plus vraie que nature et enfin un Gainsbourg, ouah, époustouflant. Lui est une forte tête, jaloux lorsque Birkin tourne avec Delon, violent lorsqu’ il est trop imbibé. « Je bois pour oublier ma gueule… », excellent son duo avec Boris Vian. Parcequ’ il a vraiment une sale gueule l’ animal, mais quel lover !  le temps d’ une javanaise auprès de Juliette Greco, une idylle avec BB, des années avec Jane Birkin…à chaque fois, ses femmes sont ses muses et ses chansons tendres transpirent l’ amour !

   

Noël Bis

Lundi 8 février 2010

Samedi soir, soirée chez Myriam et Cyril. Thème de la soirée : distribuer les derniers cadeaux perdus par le papa Noël étourdi au pied de certains sapins. Puisque je n’ ai aucune photo pour illustrer la gourmandise des convives savourant leurs crèpes, je colle ci-dessous quelques clichés du réveillon. Il y avait entre autres

des sportifs de haut niveau

 p1000015.jpg

 

des people

 p1000030.jpg

et des cadeaux encombrants

 p1000012.jpg

 

12