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Archive pour septembre 2009

Nintendo DS

Lundi 28 septembre 2009

 cochonnes.jpg

Ce soir, après l’ histoire des trois petites cochonnes (Frédéric Stehr), viennent l’ instant câlin et les bisous. Clément est généreux comme d’ habitude et Tom, moins expansif, se contente de deux poutous, néanmoins vrais, profonds et débordants d’ amour. Face à tant de tendresse, je leur dis que je les aime de tout mon coeur et 

   » – mais que ferais-je sans vous mes loups ? »

  – t’ as bien vécu avant, avant qu’ on arrive.

  – certes, mais maintenant que je vous ai, je me dis que je m’ ennuyerais sans vous, que tout serait fade…

  – Ah ouais, je comprends, moi aussi avant j’ ai vécu sans la DS, mais maintenant… »

 

 

Zorro sur France3

Lundi 28 septembre 2009

Voici un mail adressé à France 3 ce week-end :

Bonjour,
mes petits (5 ans et 7 ans) attendent avec impatience Zorro ce samedi soir. Après Tout Le Sport, quel spectacle étrange et morbide que cette bande-annonce pour le film de début de soirée ! Bug dans l’ enchaînement programme-bande annonce ? A peine ont-ils quitté Don Diego, à peine ont-ils chaussé leurs pantoufles pour le lit, que ces mêmes images-choc et voix off, racolleuses, reviennent comme un boomerang. C’ est consternant cette course à l’ audimat, c’ est semble-t-il à contre-coeur que France3 concède 20 minutes de rêve aux enfants, et pas une seconde de plus : retour à la réalité,  ou plutôt à celle qu’ on vend dans les JT à sensations,  à base de crimes, de noyades, d’ incendies et de virus ! 

et la réponse de l’ équipe médiation :

Cher Monsieur,

Nous avons bien reçu votre message, dans lequel vous exprimez votre opinion à propos d’une bande-annonce du téléfilm « Pour ma fille »" juste après le feuilleton « Zorro » sur  France 3.

Je tiens à vous rappeler que la règle CSA de diffusion des bandes-annonces de programmes en – 10 ans n’est pas interdite durant la journée même pendant les programmes jeunesse mais la chaîne se doit d’être vigilante c’est pour cette raison que nous relayons votre courriel auprès de la direction de l’antenne de la chaîne afin que la meilleure attention soit portée aux promotions d’émissions qui seront diffusées dans cette tranche horaire.

Je vous remercie d’avoir pris la peine de nous faire part de votre sentiment,

Salutations attentives,
France Télévisions

Médiation des programmes

Conclusion : autant pisser dans un violon.

Devin

Samedi 26 septembre 2009

Sof achète des perles et confectionne un collier. Elle en a déjà un certain nombre, chacun lui seyant (?) à ravir. Celui-là n’ est pas pour elle : il est destiné à une dame qui, à partir de sa date et heure de naissance, lui a dressé un rapport détaillé de sa personnalité, de son passé et peut-être (ne m’ aurait-elle pas tout dit ?) de son avenir. Selon Madame Soleil, Sof a eu trop d’ amour dans son enfance, ou peut-être n’ en a pas eu suffisamment : ça, c’ est de la vision ou je ne m’ y connais pas. Dans une fumée d’ encens et vapeur d’ huiles essentielles, elle a lu, dans ses cartes ou  dans sa boule, que Sof a fait une fausse couche. Alors mauvaise langue s’ abstenir : elle a vu juste ! Après un coup  d’ oeil rapide sur n’ importe quel site féminin, on a une idée des statistiques sur les grossesses inachevées, qui représenteraient 20% de toutes les grossesses. Si Madame Soleil s’ était trompé, en réalité, elle aurait quand même eu raison puisqu’ elle aurait pu arguer que  beaucoup de femmes font une fausse couche sans le savoir, pensant seulement avoir des règles plus difficiles que d’habitude.

Le risque n°1 pour une personne qui consulte une voyante est de dérouler son futur conformément aux prédictions. Dans un autre registre, le journaliste et les médias peuvent provoquer des événements  qui n’ auraient aucune raison de se produire sans leurs interventions. Mercredi 23 septembre, dans les coulisses new-yorkaises de l’ interview présidentielle, devant de nombreux journalistes, Sarkozy et Kouchner ont une prise de bec à propos des sanctions énergétiques contre l’ Iran, le premier favorable à un blocus ferme, le second craignant que les victimes ne soient comme toujours les plus démunis. Cette empoignade est relevée avec un humour douteux par Arlette Chabot, qui se fait instantanément remonter les bretelles par un Sarko peu enclin à rire. Des journalistes ont relayé l’ info (par ex http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2009-09-24/info-lepoint-fr-nicolas-sarkozy-se-dechaine-contre-arlette-chabot/1253/0/380135), plus prompts à faire part du quart d’ heure de Chabot que des divergences iraniennes entre le Président et son ministre. Parions que ce désaccord, on ne peut plus concevable entre deux <> amenés à prendre une décision cruciale pour la France, à savoir préciser sa position face à un Iran menaçant, va s’ amplifier à travers le mégaphone médiatique et prendre des proportions qu’ on n’ aurait soupçonnées s’ il s’ était manifesté dans un cabinet ministériel. Alors, soyons fous et jouons nous aussi au devin : que sonne le tocsin à la volée, le divorce Sarko-Kouchner est annoncé !

Microbes

Samedi 26 septembre 2009

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 Vendredi 25 septembre. Tom et Clément reviennent de l’ école avec leur copain Jules. Sur le chemin du retour, ils s’ arrêtent chez Rose la boulangère, qui vend des baguettes, mais aussi des bonbons. Tom achète trois quilles, une à la menthe pour son pote, une au citron pour son frère et une à la fraise pour lui-même. En franchissant le portillon de la maison, Clément, la bouche jaunie par le colorant et les yeux pétillant de plaisir, propose à Tom de goûter son bonbon, et voilà les deux frères qui partagent un instant leur salive dans un « je te tiens, tu me tiens par la sucette ». Jules, jolie tête blonde aux yeux bleus qui semble avoir embrassé goulûment une petite martienne, évoque alors le virus H1N1, déclare que cet échange n’ est possible que parce qu’ ils sont frères et conclut que lui-même ne peut participer à cette séance-dégustation. L’ école ne gave-t-elle pas ses pensionnaires de précautions face à la « follette » ? Clément a une tout autre théorie  : « ah oui, tu n’ est pas de la même famille que nous, et donc tu n’ as pas les mêmes microbes ».

La « follette » est le petit nom charmant que l’ on donnait autrefois à la grippe, terme introduit au milieu du 18ème siècle en référence au verbe « agripper ».